Origine de la myrtille cultivée

Le genre Vaccinium qui appartient à la famille des Ericacées comprend un grand nombre d’espèces différentes. Par rapprochement avec l’espèce endémique Européenne (Vaccinium myrtillus), les différents Vaccinium (Vacc. corymbosum, Vacc. ashei, Vacc. darrowii, Vacc. Angustifolium…) à fruits bleus sont classés sous le le terme générique « Myrtille ». Ce fruit est très répandu en Amérique du Nord. Il est appelé là bas « Blueberry ».

L’espèce Vaccinium corymbosum (Littéralement : fruits en corymbe) ou Myrtille arbustive est sélectionnée aux USA depuis un siècle pour en faire la culture. Elle représente déjà à l’état sauvage, le meilleur compromis entre vigueur, productivité et qualité des fruits.

Le Vaccinium corymbosum sauvage est naturellement bien adapté à des climats océaniques ou continentaux modérés. Cependant, pour répondre aux besoins du marché et étendre la saison de production, d’autres espèces de Vaccinium ont étés introduites dans les programmes de sélection pour permettre la culture sous des climats plus chauds et plus précoces. Nous distinguons quatre grands groupes de Vaccinium cultivés.

  • Le Northern Highbush :
    Vaccinium corymbosum (tétraploïde) à fort besoin en froid (env. 1000 heures de froid requise).

  • Le Southern Highbush
    : Vaccinium corymbosum hybrid avec une proportion de gênes issu d’autres espèces de climat chaud (Vacc. Darrowï, Vacc. Asheï).
    Les besoins en froid sont compris entre 150 et 500 heures.
  • Les Rabitteyes :
    Vaccinium asheï (Héxaploïde) sélectionné principalement pour rallonger la saison de production sur le créneau tardif.
    Les besoins en froid sont généralement faibles.
  • Le Bleuet canadien (lowbush blueberry) :
    Vaccinium angustifolium sélectionné essentiellement pour la récolte mécanique et le fruit d’industrie.
    Les besoins en froids sont élevés.

Comme toutes les Ericacée, les Vaccinium se plaisent dans des sols acides (pH optimal entre 4.5 et 5.5), de préférence bien drainant et généralement riches en matières organiques. Certaines espèces sont, malgré tout, moins exigeantes que d’autres.